L’ANSMestrégulièrementdestinatairedesignalementsd’erreurs médicamenteuses en lien avec le conditionnement des médica- ments. Ces erreurs peuvent survenir à l’étape de délivrance, de préparation ou d’administration des médicaments. Environ 30% de ces signalements sont en lien avec l’étiquetage, dont 40% concernent des formes orales solides (comprimés, gélules…). L’analysedesconditionnementsimpliquésdanslessignalements reçus a mis en évidence que des améliorations étaient possibles. Ainsi, à l’appui de l’expérience des mesures déjà mises en œuvre, l’ANSM, en lien avec des représentants des parties prenantes (associations de patients et consommateurs, pharmaciens, médecins et industriels), a rédigé des recommandations pour l’élaboration des étiquetages et conditionnements des médica- ments se présentant sous formes orales solides. Ces recommandations visent à guider les industriels en leur apportant un éclairage sur ce qu’il est légitimement attendu d’un étiquetage au regard des exigences de lisibilité et de compré- hension des informations qu’il contient, afin d’éviter tout risque d’erreur et de garantir le bon usage des médicaments. Ces recommandations portent notamment sur la disposition des mentions sur les conditionnements extérieurs (boîte du médica- ment) et primaires (sur le blister, le flacon…), sur le choix de la police et de la taille d’écriture, sur les couleurs, sur l’apposition de pictogrammes. Elles ont fait l’objet d’une consultation publique. Ces dernières incitent en particulier les industriels à mettre en exergue la dénomination commune (DC) et le dosage. Cesrecommandationsontobtenuunavisfavorableàl’unanimité de la Commission d’évaluation initiale du rapport entre les béné- fices et les risques des produits de santé et de la Commission de suivi du rapport entre les bénéfices et les risques des produits de santé, lors d’une séance commune le 16 novembre dernier. À cette occasion, les différents acteurs ont été auditionnés et les échanges, diffusés en direct, sont consultables sur la chaine Dailymotion de l’ANSM. Ce travail s’inscrit dans l’esprit de l’initiative lancée en mars 2017 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vise à réduire de moitié les erreurs médicamenteuses, dans le monde, en 5 ans. Recommandations sur l’étiquetage des conditionnements des médicaments sous forme orale solide FAITS MARQUANTS 2017 publication d’une étude sur les médicaments contenant du valproate : le niveau d’application des conditions de prescription et de délivrance est insuffisant (octobre). Prophylaxie pré-exposition au VIH : rappel des mesures additionnelles de réduction des risques (juillet). publication de la liste des médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine désormais disponibles uniquement sur ordonnance (juillet). Contre-indication des médicaments à base de valproate utilisés en psychiatrie chez la femme enceinte et la femme en âge de procréer sans contraception efficace (juillet). publication d’une étude d’impact des mesures de réduction du risque tératogène de soriatane (acitrétine) (juin). Actualisation de la liste des médicaments du système nerveux central pouvant altérer la conduite automobile (mars). Trimétazidine (Vastarel et génériques) : prescription initiale annuelle réservée aux cardiologues (mars). Valproate et dérivés : renforcement de l’information sur les risques (mars). Procoralan (ivabradine) : modifications des conditions de prescription et de délivrance et renforcement du suivi des patients (janvier). Prescription obligatoire du zolpidem sur ordonnance sécurisée (janvier). FOCUS RappoRt d’activité ansm 2017 - 41