Moniteurs d’oxymétrie cérébrale NIRS, recommandations concernant l’utilisation En décembre 2016, l’ANSM a reçu une déclaration de matério- vigilance mentionnant que les valeurs absolues de rSO2 mesu- rées avec un moniteur NIRS ne reflétaient pas l’état de souffrance cérébrale des patients et que des discordances de valeurs entre ce moniteur et un moniteur d’un autre fabricant avaient été observées. Aucun signalement de ce type n’avait été rapporté précédem- ment à l’ANSM. Dans le cadre de ses investigations, l’ANSM a réalisé en janvier 2017 une enquête auprès des CHU français et pour laquelle 22 établissements (31 services) ont répondu. Au regard des résultats de cette enquête, il apparaît que l’utili- sation de ce type de monitorage ne se fait pas pleinement conformément aux préconisations des fabricants. En effet, les fabricants précisent dans leurs notices d’instructions que ces moniteurs ne s’utilisent pas seuls mais en complément d’autres techniques pour le diagnostic ou les décisions de traitement. La valeur de la rSO2 dépend à la fois de la délivrance artérielle en oxygène (débit cardiaque systémique, concentration en hémoglobine, saturation artérielle) et de la consommation en oxygène par le cerveau (métabolisme cérébral, température du parenchyme). La NIRS s’intègre donc dans une stratégie de monitorage multimodal. Pour un même moniteur, les valeurs peuvent dépendre de conditions cliniques différentes : anémie, hémodilution, position sur la table, capnie, FiO2 de la ventila- tion, bilirubine, effets des tissus extra-cérébraux. Suite à ses investigations, l’ANSM a estimé qu’il était important de rappeler certaines préconisations d’utilisation et a publié des recommandations d’utilisation en juin 2017. FOCUS RappoRt d’activité ansm 2017 - 59